Quand vous travaillez dans l’administration , le premier truc que vous apprenez, c’est à parler gentiment à vos collègues. Toc toc, bonjour Madame/Monsieur, comment allez-vous, vous avez bonne mine dites donc, et la famille, les vacances c’est pour bientôt, ah oui je vois que vous êtes surchargé(e) anéfé justement je venais en rajouter une couche hahaha, mais prenez votre temps, je vous en prie, merci bien bisou et bon week-end prolongé à jeudi prochain ah vous êtes fermé bon ben j’essaierai de passer avant.
Si d’aventure vous étiez mal perçu par un quelconque membre d’un quelconque service administratif, je vous souhaite bon courage, sauf à connaître personnellement son supérieur hiérarchique qui pourra potentiellement venir avec vous dans le service incriminé afin de déballer le matos, genre "Wesh on est du même ghetto alors r. e. s. p. e. c. t.", mais bon, c’est tellement mieux de ne pas en avoir à passer par de telles extrémités, n’est-ce pas.
Voilà pourquoi, lorsque j’ai envoyé cette somptueuse lettre de réclamation à la SNCF, je l’ai fait avec le sourire dans les mots. J’ai également pris soin de pulvériser des phéromones de strip-teaseuse sur l’enveloppe afin que l’emprise soit totale.
Et ben devinez quoi.

Monsieur.
J’ai tellement la classe, je mérite tellement le respect ultime qu’on m’appelle Monsieur.
Vous savez qui on appelle "Monsieur" dans le milieu ? Rocco Siffredi. Et ouais, et ouais.
Alors à partir de maintenant, respect, bande de biatch.