Pas de compromis, même devant l’apocalypse

Ouais parfaitement. On me la fait pas à moi. Surtout pas la SNCF.

Figurez-vous qu’en mars dernier, j’ai décidé comme ça toc toc badaboum de me payer une petite pause en Normandie, terre de mes racines. Vous me demanderez comment on lit l’avenir chez les marabouts Normands. Fastoche, dans le calva qu’on a mis dans notre café. Ça marche super bien.

Et donc, au retour de ce délicieux week-end, la catastrophe. Le chaos. L’anarchie.

Le retard du train. Quasiment trois heures.

Bien entendu, après avoir maudit les ouvriers responsables de ce retard un par un et sur plusieurs générations, nous sommes repartis et arrivés sains et saufs, avec la garantie que nous serions dédommagés pour notre peine accompagnée des plus plates excuses que j’ai jamais reçues.

C’est donc sereinement que j’ai rempli le formulaire fourni par les agents de la SNCF, que j’ai vite renvoyé accompagné des justificatifs. Tout ceci le 7 mars dernier, et j’ai reçu une réponse à ma demande hier.

"Chère Madame,

Tu nous a demandé qu’on te rembourse parce que ton train était retard, mais tu mythonnes grave, enfin t’étais peut-être retard, mais de moins de 30 minutes, et en dessous de 30 minutes de retard on rembourse pas, donc va chier dans ta caisse.

Cordialement bisou,

Monsieur Seuneuceufeu"

Ha.

L’affront !

Je ne pouvais pas laisser passer un truc pareil. C’était ça ou sacrifier ses enfants, j’ai donc écrit une lettre virulente à Monsieur Seuneuceufeu, et ne résiste pas à l’envie de vous la faire partager.

Vous m’excuserez c’est un peu long.

 

 

Bon, déjà que j’ai pas eu mon DVD chez ces branleurs de Télé Poche, y a intérêt qu’ils me remboursent mon billet de train.

Prochain défi : la lettre de réclamation en alexandrins. Trop facile.